De la naissance de l’equifeel à nos jours :

À sa création en 2004, la discipline apparait sous le nom de « tournoi d’équitation éthologique ». Elle était composée d’options au sol et d’options combinées (sol et monté). Cette dénomination de la discipline persistera jusqu’en 2007 pour ensuite laisser place, en 2008, au terme actuel d’« equifeel ». Ce changement de nom marque un grand tournant dans la discipline. En effet, à cette période, les options combinées ont été supprimées et les exercices au sol conservés. De plus, on distingue la création de catégories afin de répartir plus équitablement les couples cavaliers-équidés selon leurs niveaux, la taille des équidés et l’âge des cavaliers.

Aujourd’hui, la discipline est définie par la FFE comme des « tests ludiques à pied, où le cavalier choisit des niveaux de difficulté de contrat pour mettre en valeur sa complicité avec son poney/cheval. Le but de l’equifeel est de donner au cavalier davantage de compréhension du poney ou du cheval, de réflexion et de ressenti dans ses interactions avec lui ».

Les tournois d’équitation éthologique étaient porteurs de techniques éducatives et pédagogiques. Ils précisaient déjà l’importance de concepts et de valeurs qui régissent encore aujourd’hui la discipline, tels que la confiance, le respect mutuel, la compréhension, le calme, la patience et bien d’autres… Tous les comportements irrespectueux étaient déjà proscrits et les brutalités sanctionnées par le président du jury ou l’organisateur du concours. Ce projet prônait le contrôle des émotions et des humeurs, fondamental dans l’équitation éthologique.

Lors de la création des tournois d’équitation éthologique, les concours étaient composés de seulement dix tests : le licol, le van, le trèfle, le va-et-vient, le cercle, la bâche, l’essuie-glace, le pivot, le compas et les embuches pour les exercices à pied. Ces différents tests, toujours présents, ont quelque peu évolué selon les différents contrats (complexifiés ou simplifiés) et le temps consacré à la réalisation de ceux-ci.

Depuis 2008, quels sont les principaux changements ?

Il faudra attendre l’année 2011 pour voir s’ajouter à la liste ci-dessus huit nouveaux tests : les transitions, le déplacement latéral, le double, le slalom, le saut à la longe, le van 2, le trèfle à 4 feuilles et le reculer slalom s’ajoutent. Ce dernier test, jugé trop difficile pour la catégorie club, disparait de la liste rapidement.

La discipline, en continuelle évolution, ajoute un nouveau test à sa liste en 2016. Ce test, appelé les transitions 2, a été inspiré des transitions déjà existantes, mais raccourci en ce qui concerne le nombre de tours à faire.

L’année 2017 marque un grand tournant dans les modifications apportées à la discipline. Après l’apparition de nouvelles catégories pour les concours, les dispositifs s’enrichissent de deux nouveaux tests : le huit et le carré. L’objectif étant d’ajouter de nouvelles difficultés dans les dispositifs obligatoires afin de renouveler la discipline.

Dans la continuité, l’année 2019 apporte son lot de nouveaux tests. Le contrôle latéral, le contrôle d’allure ainsi que le parcours rejoignent les précédents tests. La liste compte au total 23 tests (dont 2 tests, le van 1 et le van 2, réservés à la catégorie club élite uniquement). Que nous réservent les années à venir ? De nouveaux dispositifs devraient voir le jour très rapidement, de tout type, afin de satisfaire l’ensemble des cavaliers pratiquants !

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